• La folle aventure de Nad_Chat à Chaussureland !

     

    Rien à voir avec la choucroute mais voici le texte que j'ai proposé pour le concours "les vacances" du forum de Maliki :

    "Il se peut que je sois encore un gros bébé qui ait besoin des gironds de sa mère mais, l’été, je pars souvent chez mes parents. Ma famille est pour moi un moyen de me ressourcer.
    Il n’y a pas que ça qui me ressource, d’ailleurs, je vis à Paris dans la grisaille quasi permanente, et donc le Sud Ouest de la France a des airs de pays exotique aux mille couleurs et merveilles.
    Il y a de la lumière, du chaud, des fleurs dans les fossés, des fruits juteux dans les arbres, le ciel est bourré d’étoiles la nuit. L’Eldorado, je vous dis !
    Étrangement quand je pense aux vacances qui approchent c’est cela qui me vient en tête. Ça et puis les bons petits plats de maman, les pêches miraculeuses de papa, les bonnes rigolades etc.

    Ce ne sont pas des mensonges, évidemment, c’est une réalité bien vraie, mais j’occulte une petite part de la vérité.

    En fait, pour résumer, le projet de vie de mes parents était de partir vivre dans le Sud et d’acheter une maison à retaper. Et ils l’ont eue, leur ruine, et ils l’ont joliment arrangée. Petit à petit la maison s’embellit, s’agrandit, se perfectionne…
    Et bien sûr à chaque nouvelle étape ils se servent de leurs vacances pour bricoler et améliorer la maison (qui à mon humble avis est déjà parfaite). Se faire une petite véranda, prolonger la terrasse jusqu’à derrière, installer une vraie cuisine et ainsi de suite.

    Or, ils posent leurs vacances en fonction de celles de leurs filles qui vont venir leur rendre visite…

    Vous comprenez ?
    Ça signifie tout simplement que les vacances chez mes parents sont synonymes de longs discours sur des histoires de matériaux, de couleur de peinture, de taille de rondin ou de millimètres.
    Mon père s’ingénie à dessiner le plus précisément possible tous les éléments du projet du moment à la manière d’un architecte. Il s’arrache les cheveux certainement à calculer tous les petits machins auxquels, nous, médiocres bricolos, ne pensons jamais et qui font que ça foire toutes nos mesures !
    Une fois le dessin fini, ils le regardent pendant des heures, pendant des jours, ils étudient les catalogues de toutes les boutiques de bricolage du département, ils discutent interminablement. Souvent, nous sommes en pleine conversation (totalement futile) basée sur la vie que je mène à Paris et les nombreux malheurs auxquels je fais face, et poum, y en a un des deux qui a une idée, et c’est reparti pour une heure de discussion sur la taille d’un clou… Ça tourne carrément à l’obsession…

    Mais le mieux dans tout ça, c’est qu’une fois l’étude théorique approfondit au micron près, ils passent à la visite des boutiques dont ils ont les catalogues… Ils commencent par un tour d’horizon de TOUTES les boutiques, sait-on jamais si le clou était en promo chez Bricomachin… Cela consiste à rester discuter des heures dans le magasin. Ils ont vu ce qu’ils voulaient voir, mais non, ils restent dans le rayon « clou » pour papoter tranquillement sur la possibilité d’envisager autre chose que le clou n°5 pour leur œuvre… Au bout de 3 magasins, à raison de 2h par magasin, lasse d’attendre entre les planches en aglo et les pots de peinture couleur saumon en promo je décide que pour le quatrième je resterai confortablement assise dans la voiture. L’espoir que j’ai en faisant cela est de les stresser un peu à me savoir seule et attendant dans la voiture. Au bout d’une demie heure cela dit je me rends compte que c’était bien naïf de croire cela (parents indignes !), je finis par avoir chaud sous l’ombre ridicule de l’arbre sans feuille qui devrait protéger la voiture, j’ai soif, et je m’ennuie ferme. Évidemment ils m’ont prise par surprise, si j’avais su, j’aurais pris un bouquin, euh non, en fait si j’avais su je ne serais pas venue ! Au bout d’une heure je commence à avoir envie de pleurer, j’ai dû fumer 350 clopes, et je n’arrives pas à les joindre parce qu’à Bricomachin ça ne capte pas ! Au bout d’une heure et demie j’ai fini par aller dans le magasin pour tenter de les traîner vers la sortie, ils m’assurent qu’ils n’en ont plus pour longtemps et qu’ils s’excusent platement de l’attente. Mais ce n’est qu’après 2 h d’âpres discussions passionnées qu’ils quittent finalement le magasin.
    Ils sont bredouilles et m’annoncent que le magasin n’a pas ce qu’ils cherchent…
    Pourquoi sont-ils restés si longtemps alors que le magasin ne pouvait même pas leur fournir ce qu’ils cherchaient est le plus grand mystère jamais élucidé dans cette famille.

    Il faut cependant leur reconnaître qu’ils ont fait de leur maison quelque chose de très beau, convivial et chaleureux. Au moins en rentrant fourbu de chez les marchands de clous, je suis contente de profiter du confort de cette charmante demeure…"


  • Commentaires

    1
    Mala
    Mardi 16 Septembre 2008 à 17:00
    Je te vois bien aller au boulot en charentaises... mdr
    Ou pour te balader dans la forêt de Brocéliande... vois la tronche du Vieux des Hyndrés !!!!!
    2
    Nad_Chat Profil de Nad_Chat
    Mardi 16 Septembre 2008 à 17:07
    Ha bah y a rien de plus confortable ! C'est trop pénible de se trouver des chaussures "jolies-pas chères-confortables", alors que les bonnes vieilles charentaises sont là prêtes à l'emploi !
    3
    Malouzouret
    Mardi 16 Septembre 2008 à 17:09
    D'ailleurs, tu t'es trouvée de nouvelles chaussures ??? :p
    4
    Nad_Chat Profil de Nad_Chat
    Mardi 16 Septembre 2008 à 17:14
    Les chaussures d'été ??!!! Non impossible ! Rien qui me plait, tout me fait mal, tout ça, tout ça...
    Mais depuis qu'il fait refroid, que les pieds ont bien dégonflés, je me suis trouvé des chaussures d'hivers oui ! Et tu me crois si tu veux mais on y est presque aussi bien que dans les charentaises !!! Je suis bien contente de ma trouvaille ;o)
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